La cornée est la lentille transparente à l'avant de l'œil. Elle assure les deux tiers de sa puissance optique, et sa performance repose sur deux qualités : sa transparence et la régularité de sa courbure.
Toutes les maladies cornéennes attaquent l'une ou l'autre. Le kératocône déforme la courbure. La dystrophie de Fuchs détruit la transparence. La kératalgie récidivante n'atteint ni l'une ni l'autre, mais provoque des douleurs parmi les plus vives de l'ophtalmologie.
Topographie et tomographie cornéennes, microscopie spéculaire, OCT du segment antérieur : ces examens précisent en quelques minutes quelle couche est atteinte, à quel degré, et si la situation évolue. Le Dr Benjamin Memmi, praticien au CHNO des Quinze-Vingts, réalise ce bilan et vous en explique le résultat au cours de la consultation.
Sept pages : le kératocône en quatre volets, la kératalgie récidivante, la dystrophie de Fuchs et la greffe de cornée.
Une maladie du sujet jeune, plus fréquente qu'on ne le croyait — 1 personne sur 375. Les signes qui doivent alerter, les facteurs de risque chiffrés, et pourquoi le frottement des yeux compte autant.
L'examen qui détecte la maladie avant toute baisse de vision, et la façon dont on démontre qu'elle progresse — la question qui décide s'il faut traiter ou surveiller.
Le seul traitement capable d'arrêter la progression du kératocône. Son principe, son déroulement, ses résultats à dix ans — et l'arbitrage entre protocole conventionnel et accéléré.
L'autre moitié de la prise en charge : comment retrouver une vision utilisable quand les lunettes ne corrigent plus. Lentilles rigides, sclérales, anneaux intracornéens, implant phaque.
Une douleur brutale au réveil, qui revient. Un tableau très reconnaissable, souvent sous-diagnostiqué parce qu'entre deux crises l'œil est normal — et qui se traite bien.
Une vision trouble au réveil qui s'éclaircit dans la matinée. Comment mesurer la réserve de cellules de votre cornée — et pourquoi cela conditionne votre chirurgie de la cataracte.
La transplantation la plus pratiquée au monde. DMEK, DSAEK, DALK, kératoplastie transfixiante : quelle technique pour quelle couche, quel risque de rejet, quelle récupération.
Il existe un point de contact permanent entre ces pathologies et la chirurgie réfractive : c'est le même tissu qui est en jeu.
Une chirurgie au laser retire de l'épaisseur cornéenne, donc affaiblit mécaniquement la cornée. Sur un tissu sain, la marge de sécurité est confortable. Sur une cornée déjà fragile — même sans aucun signe visible — elle ne l'est pas.
C'est pourquoi le bilan pré-réfractif comporte systématiquement une topographie et une tomographie cornéennes, et pourquoi un kératocône, même infra-clinique, contre-indique formellement le LASIK.
Un refus pour « cornée suspecte » n'est pas une fin de non-recevoir : c'est une protection contre l'ectasie post-opératoire, une complication grave qui reproduit un kératocône après chirurgie.
Et cela ne signifie pas nécessairement qu'aucune correction n'est possible. Selon la situation, une PKR — qui préserve mieux l'architecture cornéenne — ou un implant phaque ICL, qui ne touche pas du tout à la cornée, peuvent rester envisageables. C'est une question à reposer, pas à abandonner.
Topographie, tomographie, microscopie spéculaire, OCT : des examens rapides et indolores, qui disent quelle couche de votre cornée est atteinte et ce qu'il est possible de faire — souvent bien plus que ce que l'on croit.
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