Chirurgie de la cornée

Kératocône, kératalgie récidivante, dystrophie de Fuchs, greffe de cornée — prise en charge spécialisée à Paris

La cornée est la lentille transparente à l'avant de l'œil. Elle assure les deux tiers de sa puissance optique, et sa performance repose sur deux qualités : sa transparence et la régularité de sa courbure.

Toutes les maladies cornéennes attaquent l'une ou l'autre. Le kératocône déforme la courbure. La dystrophie de Fuchs détruit la transparence. La kératalgie récidivante n'atteint ni l'une ni l'autre, mais provoque des douleurs parmi les plus vives de l'ophtalmologie.

Le principe qui organise tout ce dossier

  • La cornée est faite de couches distinctes. L'épithélium en surface, le stroma au milieu, l'endothélium à l'intérieur — chacun avec une fonction propre.
  • Chaque maladie atteint une couche précise. Le kératocône touche le stroma, la dystrophie de Fuchs l'endothélium, la kératalgie l'ancrage de l'épithélium.
  • Et chaque traitement s'adresse à cette couche-là. C'est pourquoi la greffe de cornée moderne ne remplace plus toute l'épaisseur, mais seulement la couche malade.
  • Le diagnostic précoce change le pronostic dans les trois cas — de manière spectaculaire pour le kératocône, où un traitement peut aujourd'hui arrêter la maladie.

Un bilan cornéen spécialisé

Topographie et tomographie cornéennes, microscopie spéculaire, OCT du segment antérieur : ces examens précisent en quelques minutes quelle couche est atteinte, à quel degré, et si la situation évolue. Le Dr Benjamin Memmi, praticien au CHNO des Quinze-Vingts, réalise ce bilan et vous en explique le résultat au cours de la consultation.

Tout le dossier cornée

Sept pages : le kératocône en quatre volets, la kératalgie récidivante, la dystrophie de Fuchs et la greffe de cornée.

Le kératocône : symptômes et évolution

Une maladie du sujet jeune, plus fréquente qu'on ne le croyait — 1 personne sur 375. Les signes qui doivent alerter, les facteurs de risque chiffrés, et pourquoi le frottement des yeux compte autant.

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Diagnostic et topographie

L'examen qui détecte la maladie avant toute baisse de vision, et la façon dont on démontre qu'elle progresse — la question qui décide s'il faut traiter ou surveiller.

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Le cross-linking

Le seul traitement capable d'arrêter la progression du kératocône. Son principe, son déroulement, ses résultats à dix ans — et l'arbitrage entre protocole conventionnel et accéléré.

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Anneaux et lentilles

L'autre moitié de la prise en charge : comment retrouver une vision utilisable quand les lunettes ne corrigent plus. Lentilles rigides, sclérales, anneaux intracornéens, implant phaque.

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La kératalgie récidivante

Une douleur brutale au réveil, qui revient. Un tableau très reconnaissable, souvent sous-diagnostiqué parce qu'entre deux crises l'œil est normal — et qui se traite bien.

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La dystrophie de Fuchs

Une vision trouble au réveil qui s'éclaircit dans la matinée. Comment mesurer la réserve de cellules de votre cornée — et pourquoi cela conditionne votre chirurgie de la cataracte.

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La greffe de cornée

La transplantation la plus pratiquée au monde. DMEK, DSAEK, DALK, kératoplastie transfixiante : quelle technique pour quelle couche, quel risque de rejet, quelle récupération.

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La cornée et la chirurgie réfractive

Il existe un point de contact permanent entre ces pathologies et la chirurgie réfractive : c'est le même tissu qui est en jeu.

Une chirurgie au laser retire de l'épaisseur cornéenne, donc affaiblit mécaniquement la cornée. Sur un tissu sain, la marge de sécurité est confortable. Sur une cornée déjà fragile — même sans aucun signe visible — elle ne l'est pas.

C'est pourquoi le bilan pré-réfractif comporte systématiquement une topographie et une tomographie cornéennes, et pourquoi un kératocône, même infra-clinique, contre-indique formellement le LASIK.

Si l'on vous a refusé une chirurgie réfractive

Un refus pour « cornée suspecte » n'est pas une fin de non-recevoir : c'est une protection contre l'ectasie post-opératoire, une complication grave qui reproduit un kératocône après chirurgie.

Et cela ne signifie pas nécessairement qu'aucune correction n'est possible. Selon la situation, une PKR — qui préserve mieux l'architecture cornéenne — ou un implant phaque ICL, qui ne touche pas du tout à la cornée, peuvent rester envisageables. C'est une question à reposer, pas à abandonner.

Quand consulter

  • Votre correction change souvent, et vous avez moins de 35 ans. Un astigmatisme qui augmente ou dont l'axe se déplace d'un contrôle à l'autre justifie une topographie cornéenne, pas seulement de nouvelles lunettes.
  • Vous vous réveillez avec une douleur oculaire brutale, de façon répétée. C'est le tableau de la kératalgie récidivante, qui se traite — mais qui est souvent méconnue parce que l'œil est normal entre les crises.
  • Votre vision est trouble le matin et s'éclaircit dans la journée, et vous avez plus de 50 ans. C'est le signe le plus évocateur d'une dystrophie de Fuchs débutante.
  • Un membre de votre famille a un kératocône. Le risque est multiplié par environ 6 chez les apparentés du premier degré : une topographie de dépistage à l'adolescence est justifiée.
  • Vous devez être opéré de la cataracte et l'on vous a parlé de « guttata ». La réserve endothéliale doit être mesurée avant l'intervention, pas après.
  • Vous vous frottez les yeux en permanence. C'est le facteur de risque le plus constant du kératocône, et le seul sur lequel on puisse agir immédiatement.

Un bilan cornéen complet

Topographie, tomographie, microscopie spéculaire, OCT : des examens rapides et indolores, qui disent quelle couche de votre cornée est atteinte et ce qu'il est possible de faire — souvent bien plus que ce que l'on croit.

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