Sécheresse oculaire

Comprendre le mécanisme en cause pour traiter efficacement — Dr Benjamin Memmi, Paris

Des yeux qui brûlent, une sensation de sable, une vision qui se trouble devant l'écran, parfois des larmes qui coulent sans raison. La sécheresse oculaire n'est pas un inconfort qu'il faut apprendre à supporter : c'est une maladie de la surface oculaire, avec des mécanismes identifiables, des examens qui les objectivent et des traitements qui dépendent du mécanisme en cause.

Le Dr Benjamin Memmi consacre une part importante de son activité à la sécheresse oculaire et aux pathologies de la surface oculaire. Cette rubrique rassemble l'ensemble du sujet, sources scientifiques à l'appui — les rapports TFOS DEWS III, publiés en 2025, constituant le consensus international de référence.

Ce qu'il faut savoir en quatre points

  • Ce n'est pas « pas assez de larmes ». Dans la majorité des cas la quantité est normale : ce sont les glandes de Meibomius, qui produisent le film gras empêchant l'évaporation, qui fonctionnent mal. Traiter avec des larmes artificielles seules, c'est remplir un réservoir percé.
  • Les symptômes et les signes ne coïncident pas toujours. On peut souffrir beaucoup avec un examen presque normal — cette discordance est reconnue par le consensus international. Elle explique pourquoi tant de patients s'entendent dire que « tout va bien ».
  • Le diagnostic repose sur des mesures, pas sur une impression. Temps de rupture du film lacrymal, méibographie, colorations de la surface, osmolarité.
  • Le traitement se choisit par mécanisme. C'est ce qui distingue une prise en charge efficace d'un simple renouvellement de collyres.

La sécheresse oculaire est le plus souvent une maladie chronique, qu'on contrôle plutôt qu'on n'élimine. Bien contrôlée, elle cesse d'occuper votre quotidien.

Un bilan de surface oculaire complet

La consultation comprend l'ensemble des examens nécessaires — méibographie, mesure du temps de rupture, analyse du bord palpébral, colorations — afin d'identifier le mécanisme en cause et d'orienter le traitement, plutôt que de le choisir à l'aveugle.

Tout le dossier sécheresse oculaire

Six pages, chacune consacrée à un aspect précis.

Symptômes, mécanismes et causes

Ce qu'est réellement la maladie, les deux mécanismes — hyposécrétion et évaporation —, tous les symptômes y compris le larmoiement paradoxal, et ce qui l'entretient au quotidien.

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Le diagnostic en consultation

Les examens qui mesurent ce dont vous vous plaignez, quand l'examen standard ne montre rien : questionnaire, temps de rupture, méibographie, colorations, osmolarité, marqueurs d'inflammation.

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Les traitements

Classés par mécanisme visé et par niveau de preuve, l'ordre dans lequel les essayer, les durées réelles avant de juger — et ce qui marche moins bien qu'on ne le dit.

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Blépharite et chalazion à répétition

Pourquoi les chalazions reviennent, le rôle méconnu de l'acarien Demodex et des collerettes ciliaires, et le traitement du terrain qui met fin aux récidives.

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La lumière pulsée (IPL)

Comment elle agit vraiment — au-delà du simple réchauffement —, pour qui, avec quel protocole, et son efficacité réelle mesurée en méta-analyse.

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Après une chirurgie laser

La complication la plus fréquente de la chirurgie réfractive : mécanisme nerveux, durée réelle, douleur neuropathique cornéenne trop souvent manquée, et traitements.

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Sécheresse oculaire évaporative par obstruction des glandes de Meibomius

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Souffrez-vous de sécheresse oculaire ?

Si vous mettez des gouttes depuis des mois sans amélioration de fond, si l'on vous a dit que votre examen était normal, ou si vos lentilles sont devenues insupportables, un bilan complet de la surface oculaire permet d'identifier le mécanisme en cause — et donc le traitement qui a une chance de fonctionner.

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